Je suis née à Angers dans le Maine-et-Loire.
Ma maman est professeure des écoles en maternelle, passionnée par la petite enfance.
Mon papa est médecin généraliste, passionné par l’Art.
Petite, j’étais très créative et entrepreneuse. Très indépendante, je me levais tôt les matins où il n’y avait pas école et enchaînais activités en tous genres : élevage d’escargots, créations de savons maisons, atelier d’enseignement pour mon petit frère et ma petite soeur, création du « journal de la maison », vente de créations personnelles sur le pas de ma porte, couture avec la machine que ma grand-mère m’avait transmise.. et tant d’autres.
J’ai reçu beaucoup de tendresse dans mon enfance.
Puis j’ai grandi, le collège- le brevet, le lycée – le bac.
Très bonne élève j’ai fais une prépa scientifique et obtenu brillamment (première de ma spécialité) mon diplôme d’ingénieure.
J’ai fais des stages, puis premier CDI dans un grand groupe de luxe pour une jolie marque de mode. Responsable de projets, de production, de supply chain, j’évolue dans l’entreprise, on me dit promise à un grand avenir.
Je suis partie vivre à l’étranger, en Suisse, j’ai beaucoup voyagé pour mon travail. Puis j’ai quitté le grand groupe pour la start-up. Pour être Directrice des Opérations.
J’ai tout donné,
puis ça a lâché.
-Tout a lâché –
Mon corps, mon coeur, ma tête. Tout mon être.
Je me suis retrouvée face à l’incompétence de mon être qui avait tout raté. Oui, je pensais avoir râté ma vie.
Puis, a commencé un long chemin de de reconstruction qui durera plusieurs années. Je me suis faite aidée par des professionnels de santé, médecins, psychologues.
Et après plusieurs mois j’ai commencé à ressentir à nouveau
La joie d’observer une araignée grimper sur un brin d’herbe.
Le bonheur de se plonger dans l’eau du lac et de sentir le bruit sourd de l’eau.
La joie de sentir les cailloux rouler sous mes chaussures en montagne.
Le bonheur de créer, de peindre, de dessiner.
Et la tendresse envers moi-même a pu émerger.
Une fois un certain niveau d’énergie retrouvée, je me suis formée, je me suis faites accompagnée par différents coachs que j’ai choisi pour la sincérité de leur approche et leur authenticité.
Et la tendresse envers moi-même s’est déployée.
Le burn-out est une maladie très dure à vivre.
Parce qu’elle est invisible. Personne ne perçoit à quel point vous n’allez pas bien. Et cette invisibilité génère un sentiment de culpabilité qui vient renforcer la maladie.
Mais si on se fait aider, c’est un beau cadeau de la vie (très mal emballé).
Aujourd’hui je suis revenue vivre avec mon mari et mon fils proche de ma famille, dans le Maine-et-Loire.
Ma vocation est d’accompagner les personnes traversant des périodes de reconstruction à retrouver de la tendresse envers elle-même et une liberté de choix et d’action pour construire une vie juste.
La création artistique soutient naturellement mon approche.
Marie

